Catherine, une laborantine passionnée

Catherine, une laborantine passionnée

A toutes les étapes d’une production, de la fermentation à l’embouteillage, Catherine Doorjodhum teste les échantillons. Parfois une dizaine par jour.  

Elle a pour compagnie ses trois distillateurs «pour tester le taux d’alcool », son appareil de titration «pour vérifier l’acidité», ses fiches et une armoire de cristaux, de poudre et de pellets «pour préparer mes solutions». Coupée de la lumière du jour pendant de longues heures, Catherine a parfois du mal à ouvrir les yeux lorsqu’elle quitte son perchoir, au-dessus des cuves. «Mais être ainsi isolée, ça me plait. Je suis un peu mon propre chef!»

Catherine n’a que 23 ans lorsqu’elle se voit confier les clés du laboratoire. Elle est recrutée après un stage et un BSc en Food Science with Nutrition. Après deux semaines d’apprentissage avec Fabien, c’était parti. «Mon rôle consiste à vérifier, plusieurs fois au cours du processus de fabrication, le sucre et l’alcool du produit jusqu’à ce que le taux requis soit atteint. Après la filtration, je refais les analyses. Même livré, il faut encore vérifier au microscope s’il n’y a pas de levure».

A ses débuts, cette responsabilité la pèse. «Je rêvais tous les soirs que tout explosait !» Aujourd’hui, elle a dompté les appareils. Et est à l’aise avec le jargon: elle comprend ce que veut dire « donner du corps au vin». Elle peut même deviner, au goût, le taux de sucre dans un vin.

En réalité, Catherine n’est pas seule. Le dialogue avec les œnologues est permanent. «Et comme je suis assez maladroite, j’appelle souvent Monsieur Steve Oxenham à l’aide pour ajuster tel ou tel appareil». Elle vit au rythme de l’entreprise. Elle connaît le rush des commandes surprises et de la fin d’année. Et elle se détend, comme tout le monde, avec un verre de Frizzante, qu’elle aime particulièrement parce qu’elle l’a vu naître, ou un cocktail... Lauders-jus de fruits-Sprite ! «Mais il ne faut pas le dire, je risque de choquer les sommeliers!»

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