Le vin chaud, façon Bistro Barbu

Le vin chaud, façon Bistro Barbu

Alors que le centre-ville de Curepipe s’éteint, les Arcades Currimjee se réveillent. Mélodie de La Mama de Kendji Girac, rires discrets, bonne odeur de burger… C’est le Bistro Barbu qui anime les couloirs.

Nous sommes vendredi, 18 heures.  Bandes de jeunes et couples de tout âge se serrent sur les bancs du sympathique bistrot. On n’entend ni la pluie ni le vent, et le froid semble loin. Nous allons quand même tenter le vin chaud. C’est un réconfortant bienvenu en ces temps maussades, une curiosité aussi et un parfait accompagnement aux « crostinis » qui font la popularité de la maison. Chèvre-miel, raisin rôti et noix grillé ? Ou Gorgonzola, poire confite et noix de pécan ? Jessica, en charge du service, nous conseille les deux : les « gajaks » sont à moitié prix avant 20h!  

Le vin chaud, c’est l’idée de Fabien Halbwachs qui tient les lieux. Une idée qui remonte à ses années d’étudiant en Australie. « Aujourd’hui, la raclette, les fondues sont arrivées jusqu’à chez nous. Ce sont souvent ces plats que le vin chaud accompagne », dit-il. Fabien n’a pas une recette unique, il aime laisser le chef « arranger » son vin chaud à sa façon. Glissons-nous en coulisses, puisque Chef Terence s’apprête à en préparer.

Dans un coin cuisine de 4 m2, cinq cuisiniers parfaitement synchronisés se passent plats, ustensiles, ingrédients. Tout en régnant sur ce jeu de mains, le Chef agite un mélange coloré dans une casserole où bout une demi-bouteille de Capinella Prestige. Pourquoi ce vin-là ? « Je vais ajouter des épices. Il me faut donc un vin pas trop corsé, pas trop tannique, assez fruité. Le goût ressort mieux quand c’est un vin bien rond. Un Pinot noir peut aussi faire l’affaire », dit-il.

Avec ce vin qui mijote, il a ajouté :

  • 150 g de sucre
  • Six clous de girofle
  • Trois bâtons de cannelle coupés en deux
  • Une gousse de vanille
  • De la noix de muscade râpée
  • Deux zestes d’orange
  • Un zeste de citron.

Avec un fouet, il mélange délicatement jusqu’à obtenir un sirop. Il baisse ensuite le feu et verse, dans ce liquide qui a la consistance et la couleur du caramel, une bouteille et demie du même vin. Pour finir, Chef Terence ajoute sa touche : une dose (75 ml) de liqueur de vanille fait maison.

Jessica nous sert ce vin chaud dans un verre de cognac, avec un quartier d'orange. Voilà de quoi nous requinquer : des ingrédients réputés pour combattre la fatigue et protéger contre les risques de l’hiver, un doux parfum d’agrumes et de vin qui fait du bien, et une ambiance cosy et chaleureuse. En invitant les chanteurs d’Anzik à se produire, en ces temps où les artistes d’hôtel sont privés de public, Fabien a fait bien des heureux.

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